Les premières secondes des entretiens

Les entretiens ont duré une heure en moyenne. Voici les premières secondes de chacun d'eux. (Pour écouter les extraits, vous devez disposer de Real Audio Player sur votre ordinateur). Ma question était :

"Que représente dans votre vie personnelle le fait d'être breton ?"

Aline, 34 ans. Agricultrice à Plounez : "On aurait pu naître ailleurs."

Annaïck, 42 ans. Institutrice, épouse de marin-pêcheur à St-Quay-Portrieux : "J'y suis attachée. Je ne le revendique pas mais j'en suis contente."

Bernard, 53 ans. Agriculteur à Binic : "On est breton, mais on pourrait être d'une autre région, ce serait la même chose."

Briec, 32 ans. Marin-pêcheur à Plouézec : "Ma raison de vivre !"

Christian, 48 ans. Agriculteur à Plourhan : "Je suis fier d'être breton, mais je pense que si j'étais né en Corse ou en Irlande, ce serait pareil."

Claude, 55 ans. Marin-pêcheur à Loguivy : "Une identité spéciale, de force de caractère."

Daniel, 41 ans. Marin-pêcheur à Loguivy : "Habiter dans une région qu'on aime."

Édith, 39 ans. Épouse de marin-pêcheur ; vend le poisson pêché par son mari à Loguivy : "La fierté des racines."

Fañch, 40 ans. Marin-pêcheur à Loguivy : "Breton, oui, mais sans plus."

Françoise, 33 ans. Épouse d'agriculteur ; vient de cesser de travailler sur l'exploitation ; cherche un emploi d'ingénieur à Ploubazlanec : "Pour moi, c'est une racine, c'est un pays que j'aime."

Gaël, 63 ans. Marin-pêcheur retraité à Paimpol : "J'en suis très fier."

Gérard, 55 ans. Chef d'entreprise à St-Quay-Portrieux : "Ça représente que vivre en Bretagne, c'est formidable !"

Hélène, 42 ans. Épouse de marin-pêcheur ; tient des chambres d'hôte à Loguivy : "Ça ne change pas grand-chose, à part que j'ai l'accent breton."

Hervé, 34 ans. Agriculteur à Plourhan : "Rien de spécial a priori. C'est surtout vis-à-vis de l'extérieur."

Isabelle, 35 ans. Agricultrice à Plounez : "On est fier, d'abord, d'être breton."

Jacques, 48 ans. Chef d'entreprise à Paimpol : "Pour moi, c'est quelque chose d'essentiel."

Jean, 20 ans. Étudiant en BTS agricole à Paimpol : "Pour moi, c'est un plus !"

Joël, 46 ans. Marin-pêcheur à Étables-sur-Mer : "Moi, j'ai travaillé longtemps à l'étranger. Le fait d'être breton, ça a apporté quelque chose."

Laurent, 55 ans. Chef d'entreprise à Paimpol : "Là où j'ai souvent été fier d'être breton, c'est parce que j'ai beaucoup voyagé."

Loïc, 57 ans. Chef d'entreprise à Paimpol : "Je suis heureux d'être breton et ça s'arrête là."

Louise, 49 ans. Agricultrice à Lantic : "J'ai l'impression... d'être bien !"

Marie, 46 ans. Chef d'entreprise à Kerfot : "C'est une question très importante, parce que ce sont mes racines."

Martin, 52 ans. Ancien marin-pêcheur, chef d'entreprise à Binic : "J'ai été breton, je suis breton de naissance, mais du fait de mes responsabilités, je dois voir à l'extérieur."

Maryvonne, 38 ans. Agricultrice à Yvias : "Dans notre milieu, on fait avec."

Mathieu, 41 ans. Marin-pêcheur à Binic : "Ça ne change pas grand-chose, que je sois breton ou normand."

Maurice, 46 ans. Marin-pêcheur à St-Quay-Portrieux : "C'est ma région, je l'aime, mais c'est tout, ça s'arrête là."

Michel, 53 ans. Agriculteur à Étables-sur-Mer : "Personnellement, dans ma vie de tous les jours, ça ne me marque pas."

Monique, 48 ans. Épouse de marin-pêcheur ; vend le poisson pêché par son mari à St-Quay-Portrieux : "C'est une région un petit peu à part."

Nicolas, 41 ans. Agriculteur à Plounez : "C'est une fierté ! Parce que, être breton, ça veut dire avoir des choses derrière nous."

Nicole, 34 ans. Épouse de marin-pêcheur ; vend le poisson pêché par son mari à Loguivy : "On est fière de l'être et c'est un plaisir d'habiter en Bretagne."

Odile, 29 ans. Épouse de marin-pêcheur ; vend le poisson pêché par son mari à Loguivy : "Je n'ai jamais pensé à ça. Ça ne me dérange pas."

Pascale, 47 ans. Épouse de marin-pêcheur ; au foyer à Étables-sur-Mer : "Rien !"

Patrick, 47 ans. Marin-pêcheur à St-Quay-Portrieux : "Je ne sais pas si ça représente quelque chose."

Paul, 38 ans. Agriculteur à Plounez : "Moi, je me situe plutôt français que..."

Pauline, 54 ans. Agricultrice à Plourhan : "C'est une chose naturelle. Je suis bretonne, c'est un fait."

Philippe, 54 ans. Chef d'entreprise à Paimpol : "Il est vrai que je suis breton avant d'être français. C'est certain."

Pierre, 46 ans. Agriculteur à Plounez : "C'est déjà se sentir un petit peu différent des autres. Le fait d'être breton n'existe que parce qu'on veut bien."

Renée, 47 ans. Poissonnière, épouse de marin-pêcheur à St-Quay-Portrieux : "Je ne pense pas que ça représente quelque chose d'autre que..."

Roger, 47 ans. Chef d'entreprise à Étables-sur-Mer : "C'est beau, on est un peu différent des autres, on a un sang qui est plus pur, si on peut dire !"

Solange, 48 ans. Agricultrice tenant un gîte rural à Plélo : "Je ne sais même pas si ça représente quelque chose."

Sylvie, 47 ans. Agricultrice à Plourhan : "On est quand même fier de la Bretagne, c'est certain."

Tanguy, 65 ans. Chef d'entreprise à St-Quay-Portrieux : "C'est se sentir appartenir à des racines ; c'est que l'on peut se ressourcer."

Thierry, 41 ans. Chef d'entreprise à Pordic : "Je suis très content d'être breton, mais c'est une question géographique et non culturelle."

Thomas, 45 ans. Chef d'entreprise à Binic : ...[pas de réponse]...

Yves, 50 ans. Chef d'entreprise à Binic : "J'habite la Bretagne. Breton ? Non, pas plus que ça, non, absolument pas."

Yann, 58 ans. Chef d'entreprise à Paimpol : "J'ai toujours été breton et je n'imagine pas ne pas être breton. Mais je n'y ai jamais pensé."


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