| Les archives en langue bretonne |
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Que deviennent les archives bretonnes encore conservées chez les particuliers ? De nombreux cas existent (écrivains, politiques...)
qui risquent de se perdre définitivement pour l'histoire. C'est l'objet de l'appel de Ronan Le Coadic, chercheur et président de
Mignoned Anjela (Amis d'Anjela Duval).
Un problème ancien De nombreux fonds d'archives en langue bretonne - parfois très importants par leur taille comme par les richesses qu'ils contiennent – sont dispersés à travers la Bretagne chez des particuliers qui rechignent à les déposer dans des institutions publiques, certains allant même jusqu'à les déposer outre-Manche, à la Bibliothèque nationale galloise. Les réticences de ces détenteurs d'archives à effectuer des dépôts dans les institutions publiques bretonnes ne sont pas dénuées de fondement. Elles s'expliquent par le fait que ces institutions ne disposent généralement pas de personnel bretonnant. Il s'ensuit que – compte tenu de la charge de travail qui pèse déjà sur lesdites institutions – , les archives en breton ne sont souvent pas traitées dans un délai raisonnable, voire pas traitées du tout. Il est même arrivé, à plusieurs reprises, que des fonds d'archives en langue bretonne, remisés dans tel ou tel grenier ou arrière-salle, disparaissent ou soient détruits. Le problème, est ancien. Pour ma part, j'en ai pris conscience en 1998, lorsque les archives de la poétesse Anjela Duval m'ont été données et que j'ai voulu – sans succès jusqu'à présent – les déposer dans une institution publique qui en assure le traitement (dépouillement, classement et numérisation). J'ai alors créé une fédération d'associations, regroupant des détenteurs d'archives, afin de tenter de trouver une solution en commun. Nous avons remis, fin 1999. un rapport au Conseil régional de Bretagne, intitulé : Langue bretonne, étude de préfiguration d'une médiathèque. Ce rapport est resté sans suite, vraisemblablement par ce que la perspective de créer un lieu unique de dépôt de toutes les archives en breton aurait entraîné un coût très important. Onze ans plus tard, le problème demeure mais ma réflexion a évolué et je voudrais proposer une solution nouvelle, beaucoup plus légère. Plutôt que de créer de toutes pièces une institution nouvelle (bibliothèque, médiathèque ou lieu d'archivage), totalement dévolue à la langue bretonne, ce qui représenterait, évidemment, un coût très élevé pour la collectivité , il me semble qu'il serait possible d'inciter les détenteurs d'archives en langue bretonne à déposer celles-ci dans l'institution publique de leur choix en leur donnant la garantie que ces archives seront traitées dans un délai raisonnable par un personnel compétent. Comment procéder ? Je vois à présent deux possibilités, Constituer une équipe volante
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