Anjela Duval

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Mes amis noirs

Mes amis noirs

Ah, rentrer manger dans une maison vide et froide

La maison dont la porte est fermée, les fenêtres closes

La maison où jamais personne ne vous attend

Pas un chrétien. Ni Père. Ni mère ni parent ni ami, personne

Où l’on n’entend jamais dans la cour que le bruit de ses propres pas

Nul ne répond jamais à votre voix — Cybèle n’est plus —

… Or tout le jour et dès qu’ils vous entendent

Voici vos amis muets. Voici les deux bons chiens

C’est à qui des deux aura la joie

De sécher à coups de langue les larmes de vos yeux

De manger dans vos mains, de dormir sur vos pieds

De vous faire savoir qu’ils vous aiment autant l’un que l’autre.

Ils lisent dans votre regard. Ils pénètrent votre pensée.

Ils bavardent le jour. La nuit montent la garde.

 

Petits cœurs fidèles. Petits cœurs humbles.

Qui tressaillent à chaque mot doux. De l’amour dans les yeux

Que vous m’êtes précieux. Et merci au Père

D’avoir donné aux humains de tels compagnons.

9 juin 1970

 

(Traduction Paol Keineg)
 

""" Va zi bihan """
 
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