Anjela Duval

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Le talus

Le talus

« Un frisson court

Dans mon dos plein d’épines

Sur ma tête ma chevelure

De ronces se raidit

Ma dernière heure a sonné

Fini mon malheur en ce monde

Le sol bouge. Les arbres tremblent

Mais que vois-je ? Ce n’est pas la Mort !

C’est un grand diable armé de griffes

Qui s’en vient me hacher, me dépecer

Le bulldozer rouge à l’énorme pelle

Vient m’ensevelir dans la fosse. »

« Ah, que l’acier de tes griffes

Trempe dans le sang pur de mes racines ;

Ainsi que les mains du bourreau

Dans celui du martyr !

Tandis que mon âme flottera légère

Dans le duvet de ma poussière

Nuage porté par le souffle

Très haut par-dessus les collines,

Vers… un Paradis,

Le Paradis des vieux talus… »

25 mars 1963

 

(Traduction Paol Keineg)
 

Gant he zad hag he mamm (1927),
 
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